|
02. Ennemies des femmes
Nombreux sont les facteurs susceptibles d'influer sur l'acné. Voici les principaux :
Pourquoi les femmes plus que les hommes ?
Une chose est sûre : les femmes possèdent plus de graisse corporelle que les hommes. S'ajoute à cela une prédisposition féminine à accumuler les graisses sous forme de cellulite sur les zones dites gynoïdes : cuisses, fesses et hanches. Enfin, la peau des femmes s'avère plus mince que celle des hommes, elle se déforme plus facilement sous la pression du tissu adipeux hypodermique.
- Un sur-stockage salutaire
Qu'elle soit au repos ou qu'elle pratique une légère activité physique, la femme utilise les lipides (plutôt que les sucres) comme source énergétique. Elle a donc besoin de stocker une importante quantité de graisse pour assurer le bon déroulement d'une grossesse et d'un allaitement.
- Une histoire de cuisses, de fesses et de hanches...
Simplement parce que les dépôts graisseux, nécessaires en grande quantité, se logent à des endroits qui ne gênent ni le développement de la grossesse, ni l'allaitement.
- Ultimes réserves
Les réserves de graisse utiles à la grossesse ne doivent être mobilisées qu'en cas de déficit énergétique. Ceci expliquerait que la structure histologique de la cellulite permette d'emprisonner durablement la graisse.
C'est écrit dans les tissus...
Le tissu adipeux
Aussi appelé "hypoderme" : il stocke des réserves énergétiques pour l'organisme. Ce tissu est constitué de lobules, chaque lobule regroupant environ 30 adipocytes. Chaque lobule est séparé de son voisin par des cloisons fibreuses composées de collagène : ce sont les cloisons interlobulaires. Entre eux circulent des vaisseaux lymphatiques et sanguins qui permettent bien entendu l'irrigation, mais aussi les échanges du tissu adipeux avec le reste de l'organisme.
Les lobules adipeux qui contiennent les adipocytes sont de plus grande taille chez la femme que chez l'homme. Par ailleurs, contrairement à l'homme, les cloisons qui séparent les lobules graisseux sont orientées, chez les femmes, perpendiculairement à la surface cutanée. Voilà qui permet d'expliquer la principale manifestation visible de la cellulite : l'aspect matelassé, la peau d'orange.
Comment ça marche ?
Lorsque les adipocytes augmentent de volume, ils se trouvent emprisonnés entre les différentes cloisons interlobulaires. Les cloisons, non extensibles, exercent alors une traction sur la peau tandis que les lobules adipeux, qui gagnent du volume, exercent de leur côté sur la peau une pression et forment une protrusion adipeuse.
C'est cette alternance de déformations en creux et en bosses qui confèrent à la peau son aspect matelassé... comparable à la peau d'une orange.
Et une fois formée, la cellulite a tendance à s'incruster... Les lobules adipocytaires exercent en effet une pression sur les vaisseaux lymphatiques et sanguins. Une compression qui :
- ralentit les échanges : en rendant difficile la mobilisation des réserves et l'élimination des toxines dans les zones concernées,
- favorise une stagnation sanguine et lymphatique et une sortie excessive d'eau qui infiltre le tissu adipeux : en s'opposant à un bon retour veineux.
Et chez les hommes alors ?
Les cloisons interlobulaires sont en oblique par rapport à la surface cutanée (45 degrés) et les lobules sont de plus petite taille. Une association qui limiterait la protrusion, même en cas d'augmentation du volume graisseux ou de pincement car les lobules peuvent glisser les uns sur les autres sans faire apparaître de peau d'orange.
LE SAVIEZ VOUS ?
Ce sont les travaux de Nürnberger et Müller, en 1978 notamment, qui ont démontré les différences histologiques du tissu adipeux sous-cutané selon les sexes.
|